- LOS ANGELES, CA
- LAS VEGAS, NV
- DEATH VALLEY, NV
- LONE PINE, CA
- YOSEMITE NATIONAL PARK, CA
- BODIE GHOST TOWN, CA
- MURPHYS, CA
- LAKE TAHOE, NV
- STOCKTON, CA
- MONTEREY, CA
- BIG SUR, CA
- CARMEL, CA
- TIBURON, CA
- SONOMA, CA
- SAN FRANCISCO

« Je jette un coup d’oeil rapide sur le passé. Je me revois en Californie. Je suis seul et je travaille comme un esclave dans l’orangerie de Chula Vista (…) Tout le jour durant je suis debout ou me traîne entre les deux bourriques attelées au tombereau. Sans idée, ni rêve, ni désir. Aussi parfaitement vide qu’en parfaite santé. Plus rien ni personne. Si parfaitement vif et bien portant que je ressemble à ces fruits succulents et trompeurs qui pendent aux arbres de Californie. Encore un coup de soleil et je serai blet. Pourri avant d’être mur ! » Henry Miller – Tropique du Capricorne.
Si Henry Miller avait quelquefois la dent dure sur le mode de vie à l’américaine et ce que l’on commençait par appeler le « consumérisme de masse », il n’en était pas moins un citoyen assumé de feu « la République du Drapeau à l’Ours ». (Voir son roman « Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch »).
LA, c’est forcément Hollywood et Hollywood c’est de manière incontournable le cinéma, les studios, l’industrie du numérique. Universal studios est un parc qui rappelle de grands moments du cinéma américain, de King Kong à Jurassic Park en passant par le monde du Western. En 2008, l’attraction King Kong sera l’objet d’un incendie a priori criminel qui a détruit de nombreuses archives de séries classiques de la télé.
Quelques films qui ont une relation avec L.A : L.A Confidential, Mulholland Drive, Citizen Kane, Spider-man, Fast & furious, Pretty Woman, Boulevard du Crépuscule, La mort en prime, L’Echange, le Dahlia noir, Chinatown, Pulp fiction…
450 km à l’est, Las Vegas ville du désert est reliée à la métropole californienne par 2 tronçons d’Interstate I-10, puis I-15, via San Bernardino, Helendale, Victorville, Barstow (ici on quitte la route 66), Baker. La « state line » entre Californie & Nevada marque avec force enseignes de casinos… on entre ici dans le monde du jeu et de la prostitution (légale dans cet état).
Las Vegas, située au coeur du désert de Mojave, est à l’origine un simple lieux-dit marécageux, parce que alimenté par des sources artésiennes. Les Mormons fondèrent la ville vers 1855 et d’un gros bourg agricole, elle deviendra par étapes successives la capitale mondiale du jeu. Bien que relativement peu étendue dans ce désert hostile, elle n’en devient pas moins la ville principale du Nevada et accueille annuellement plusieurs dizaines de millions de joueurs, de fêtards, de touristes, de curieux. L’aéroport Mc Carran de Las Vegas se trouve en pleine ville en face des hôtels Mandalay, Luxor & Tropicana.


Le parc national de la Vallée de la Mort s’étend entre la Sierra Nevada californienne et le désert du Nevada. C’est la région la plus basse, chaude et sèche des USA.


En venant de Las Vegas, on entre dans la vallée par l’est ou le sud et l’on en sort par l’US 190 après avoir sillonné le parc sur ses différents circuits. Au sortir de la vallée, on peut être heureux de retrouver une atmosphère moins brûlante, de faire reposer et refroidir le moteur. Face à la route 190, en direction de Lone Pine, on est saisi par la chaine montagneuse qui barre l’horizon et le Mt Whitney

Lone Pine est un village en ligne droite traversé par l’US-395 et doté de quelques motels et restaurants, où il est agréable de stationner pour la soirée après avoir profiter de la vallée de la mort durant une journée entière. Rien à voir, rien à faire d’autre que de contempler la montagne juste en face. L’US 395 suit une direction sud nord (ou inversement) du désert de Mojave vers la frontière canadienne. Elle est parallèle à la route côtière (101) et à l’Interstate I-5 qui relie LA & Frisco, séparée par la chaine montagneuse dans un couloir assez peu habité. A la hauteur du lac Mono, la route bifurque à gauche vers le parc de Yosemite, qui impressionne surtout par d’imposants blocs granitiques.
En reprenant l’US 395, un peu après le lac Mono, une route mène à la ville fantôme de Bodie, un paysage très scénographique. Bodie, aujourd’hui State Historic Park, est une ancienne ville minière d’altitude (2550 m) qui connut son apogée durant la ruée sur l’or entre 1880 et 1890. Incendiée par deux fois, la ville fut ensuite abandonnée. À son apogée soixante-cinq saloons ouvraient leurs portes sur la rue principale longue d’environ deux kilomètres. Les règlements de compte, les meurtres, les bagarres, les hold-ups étaient monnaie courante, mais la ville avait connu un vrai développement avec sa centrale électrique, son chemin de fer, etc. Elle recèle encore aujourd’hui tous les atouts d’une vraie et authentique ville fantôme.

Murphys est une petite ville proche des terres viticoles, à la fois tout à fait charmante et authentique avec ses façades traditionnelles à balcons.
Lake Tahoe, l’étape bucolique, à cheval entre Californie et Nevada sur la route de Reno, offre un paysage de lac de montagne.
Stockton occupe une position centrale à l’est de San Francisco. Il est presque évident de devoir passer par Stockton d’où que l’on vienne et où que l’on aille en Californie.
Sacramento, ville capitale, a existé grâce à la ruée sur l’or du XIX° siècle. Elle est provinciale en regard des 2 phares que sont LA et Frisco.
La côte est bordée par une route sauvage entre San Simeon & Carmel ; les hautes falaises de Big Sur tombent dans la mer. Carmel (by-the-Sea) est célèbre pour avoir Clint Eastwood parmi ses concitoyens. Propriétaire de l’historique Mission Ranch, Clint Eastwood s’est impliqué dans la politique municipale. Plus au nord, Monterey est un port de pêche qui concentrait l’activité sardinière de Californie. Cette activité étant un peu sur le déclin, Monterey s’est résolument tournée vers le tourisme. Elle est aussi célèbre pour 2 raisons sans rapport aucun : elle a donné son nom à un fromage produit localement à l’origine par des moines, le Monterey Jack et elle fut le lieu d’un festival de musique pop en 1967, premier du genre avec Jimmy Hendrix, Janis Joplin et les Who.

Lorsque l’on pense San Francisco ou Frisco reviennent immédiatement les notes de la chanson éponyme de Scott Mc Kenzie : « Be sure to wear some flowers in your hair » … le mouvement beatnik né à San Francisco en 1955 verra sa traduction littéraire se concrétiser alors avec Allen Ginsberg (Howl), William S. Burroughs (le Festin nu) et Jack Kerouac (Sur la route). Il fallait bien une ville à la fois aussi poétique que fragile comme Frisco pour servir de nid à ce mouvement.

Bien sur, San Francisco ce n’est pas que l’expression de la révolution sexuelle des beat(s) et de leurs disciples, l’histoire du pénitencier d’Alcatraz à la réputation particulièrement rigide témoigne d’une autre aventure que celle des hippies qui essaimèrent de Goa, Vancouver, Ibiza, jusqu’à Kathmandou. Néanmoins, on se rappelera que de l’autre côté du Bay bridge, l’université de Berkeley (UCB) fut le fer de lance du ‘Free Speech Movement’ et de la contestation contre la guerre du Vietnam. Pour rejoindre la rive nord du Golden Gate, on emprunte le pont du même nom à la couleur ‘anti-rouille’ caractéristique.
Ce sont alors les villages tranquilles des bords de mer abrités de la houle et du vent du pacifique dans la baie de Richardson, Sausalito et Tiburon (devenus des spots à touristes) ; ce sont les vallées de Sonoma et de Nappa aux vins désormais presque financièrement inaccessibles ; ce sont les sequoias de Muir Woods et le nouveau pénitencier de San Quentin (serais-ce que la Californie généra son lot important de voyous, taulards et autres brigands… ? un juste retour à la conquête de l’Ouest en somme.


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